Il en existe 4. Pour simplifier, voici les deux plus utilisés
: le mécanisme 1 correspond à la voix de poitrine chez l'homme comme
chez la femme. Le muscle vocal se tend en allant du grave vers l'aigu.
tandis que le muscle crico-thyroïdien reste peu actif.
Le mécanisme 2 correspond à une situation exactement inverse qu'on
appelle voix de tête (ou fausset chez l'homme).
Le passage d'un mécanisme à l'autre se
fait toujours de façon brusque physiologiquement parlant, même si, dans
la réalité, le ressenti n'a pas toujours cette brutalité.
L'habileté du chanteur permet d'estomper ce
phénomène.
Si la notion de mécanisme décrit ce qu'on peut observer
en filmant le larynx, la notion de registres s'attache au ressenti des
chanteurs qui en décrivent trois : la voix de
poitrine, la voix mixte et la voix de tête.
La voix mixte est un
registre résonantiel. Elle est employée par les femmes en voix parlée
et par les hommes
pour émettre un aigu léger sans pour autant utiliser le fausset.
Ce
schéma correspond à une situation idéale théorique. Il existe des
situations intermédiaires et des tessitures plus courtes.
En chant classique, on emploie tous les registres en
estompant au mieux
les passages de l'un à l'autre.
Dans l'univers des musiques
actuelles, la situation est variable : les
hommes utilisent souvent tous les registres, les chanteuses en revanche
n'utilisent en général que la voix de poitrine et la
voix mixte, ce qui limite la tessiture vers l'aigu à une
zone où le texte est facilement intelligible.
Le travail de l'enseignant est de proposer des solutions pour gérer ce
mode vocal en évitant les tensions dans le haut-medium,
mais aussi en suggérant des limites raisonnables à la
tessiture utilisée dans le grave.
1) Les quantités d'air. Alors que la respiration du quotidien se
contente d'un demi-litre d'air, le chanteur est susceptible d'utiliser
2 à 3 litres.
2) Le rapport temporel entre inspiration et expiration. Au
quotidien, l'expiration est très courte, l'inspiration plus longue.
Dans le chant. l'inspiration est souvent
courte, car conditionnée par l'écriture rythmique. Au contraire,
l'expiration est très longue : c'est la caractéristique
première du chant. Cette longueur de souffle ne
peut être obtenue que par un travail musculaire précis. C'est ce qu'on
appelle soutenir.
3) En chant la détente c'est l'inspiration. L'expiration (le soutien) demande un travail musculaire.
C'est un deux point essentiel. Une lordhose lombaire excessive, l'habitude de basculer le bassin, un menton qui s'avance, etc, sont autant de freins à un bon fonctionnement de l'appareil vocal. Agir sur les mouvements parasites du corps, c'est simplifier et faciliter l'acte vocal.
Les problèmes de posture seront
abordés dès le premier cours. Nous y reviendrons aussi souvent que
nécessaire.
Il ne s'agit ici que de donner quelques conseils de bon sens. Les enrouements sont liés à des mucosités sur les cordes. Celles-ci peuvent être la conséquence d'une rhinite ou d'une allergie. Elles peuvent aussi constituer une réaction du larynx au surmenage vocal.
Si le phénomène est occasionnel, le repos vocal sera le meilleur remède. S'il se produit régulièrement, il faut d'agir avant l'apparition
de troubles plus importants. Deux actions complémentaires sont possibles : consulter un ORL pour faire examiner ses cordes et demander un avis sur sa voix à un professionnel.
Une mauvaise utilisation vocale peut avoir d'autres conséquences : extinctions de voix, picotements au niveau du larynx...
Pourtant, j'ai souvent la voix éraillée à la fin de la
journée. La fatigue vocale et les problèmes d'enrouement commencent bien avant
l'apparition de lésions laryngées. Pour vous éviter d'en arriver là,
agissez avant qu'elles n'apparaissent pour de bon !
Pensez qu'un
travail vocal approprié vous aidera à résoudre vos problèmes vocaux du
moment, et vous évitera d'en connaître d'autres à l'avenir.